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	<title>Eric Ngaba &#8211; The Museba Project</title>
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	<description>Corruption, Human Rights Violations, Illicit Finance Flows</description>
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	<title>Eric Ngaba &#8211; The Museba Project</title>
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		<title>Humanitaire: 430,7 millions de dollars pour sortir la Centrafrique de l’extrême vulnérabilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Eric Ngaba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Feb 2019 21:23:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Human rights violations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les donateurs internationaux ont promis 430,7 millions de dollars américains pour soutenir les actions humanitaires en Centrafrique. L’annonce a été faite le 7 janvier 2019, par la coordonnatrice des affaires humanitaires pour la Centrafrique, Najat Rochdi, lors du lancement conjoint du Plan de réponse humanitaire (PRH) 2019 avec le gouvernement à Bangui. Le gouvernement centrafricain [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les donateurs internationaux ont promis 430,7 millions de dollars américains pour soutenir les actions humanitaires en Centrafrique. L’annonce a été faite le 7 janvier 2019, par la coordonnatrice des affaires humanitaires pour la Centrafrique, Najat Rochdi, lors du lancement conjoint du Plan de réponse humanitaire (PRH) 2019 avec le gouvernement à Bangui.</p>
<p>Le gouvernement centrafricain représenté par la ministre des actions humanitaires, <strong>Virginie Mbaïkoua</strong>, et la coordination des affaires humanitaires, représentée par <strong>Najat Rochdi</strong>, ont conjointement lancé le Plan de réponse humanitaire 2019. L’occasion pour ces personnalités d’annoncer le financement de ce plan de réponse.</p>
<p><em>« En 2019, nous ne pourrons nous contenter de maintenir nos efforts, nous devrons les intensifier si nous voulons éviter le pire. C’est pour cela que j’en appelle à votre générosité afin de mobiliser 430,7 millions de dollars, qui nous permettra d’atteindre 1,7 million de personnes en extreme vulnérabilité », a déclaré Najat Rochdi, Coordonnatrice des affaires humanitaires pour la Centrafrique.</em></p>
<p>Axé sur trois objectifs stratégiques, ce plan de réponse humanitaire vise à sauver de vies, à renforcer la protection des populations affectées et à préserver la dignité humaine tout en favorisant l’accès aux services essentiels en Centrafrique.</p>
<p><em>« Notre stratégie de réponse est articulée autour de 3 piliers: une priorisation des besoins qui comprend une analyse détaillée de la sévérité des besoins aussi sectoriels que intersectoriels; une amélioration de la qualité de la réponse et des réponses intégrées, et une décentralisation et proximité accrue des acteurs auprès de ceux qui en ont le plus besoin », a-t-elle renchérit.</em></p>
<p>La République centrafricaine continue de traverser une crise humanitaire complexe et profonde. Selon le Bureau de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA), un Centrafricain sur quatre est soit déplacé interne soit réfugié.</p>
<p>A en croire OCHA, le nombre de personnes ayant besoin d’aide et de protection est passé de 2,5 millions à 2,9 millions, dont 1,9 million ont besoin d’une assistance aiguë et immédiate, soit une augmentation de 16% par rapport à l’année 2018. Avec l’engagement technique et financier de la communauté internationale à l’action humanitaire dans le pays, le gouvernement centrafricain s’en réjouit et appelle à accroître les efforts.</p>
<p><em>« Le gouvernement compte beaucoup sur le soutien de toutes les parties prenantes notamment les bailleurs, les agences du système des Nations Unies, les ONGs internationales et nationales pour continuer à venir en aide aux compatriotes en détresse. Certes, beaucoup a été fa it et beaucoup reste à faire. C’est au nom des milliers des victimes innocentes de cette crise que j’exhorte la communauté internationale à maintenir et à accroître son engagement auprès de la République centrafricaine », a déclaré Virigine Mbaïkoua, ministre centrafricaine de l’action humanitaire.</em></p>
<p>En 2018, l’OCHA a indiqué que 253,9 millions de dollars américains ont été mobilisés pour aider plus de 900 000 personnes dans le cadre du Plan de réponse humanitaire.</p>
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		<title> La Minusca et Ecolog International impliqués dans le trafic illicite d’armes en Centrafrique, selon un groupe d&#8217;experts onusiens.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Eric Ngaba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jan 2019 08:12:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Organized Crime]]></category>
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		<category><![CDATA[armes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) et l’Ecolog International sont mis en cause dans des trafics illicites d’armes de guerre et de chasse en République Centrafricaine, selon le rapport d’un groupe d’expert des Nations Unies. Dans un rapport de 132 pages publié le 23 juillet 2018 sur la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong><em>La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) et l’Ecolog International sont mis en cause dans des trafics illicites d’armes de guerre et de chasse en République Centrafricaine, selon le rapport d’un groupe d’expert des Nations Unies.</em></strong></h3>
<p>Dans un rapport de 132 pages publié le 23 juillet 2018 sur la situation sécuritaire en République centrafricaine, pays en crise depuis 2013, le Groupe d’experts de l’ONU pointe  un doigt accusateur sur la mission de paix onusienne en Centrafricaine, Minusca, et son contractant l’entreprise Ecolog International spécialisée dans  la fourniture des services d’entretien, de restauration, de blanchisserie, de nettoyage et de gestion des déchets notamment à la Minusca, à l’ambassade des Etats-Unis à Bangui et à la représentation locale de l’Union Européenne.</p>
<p>Dans ce rapport ayant permis au Groupe d’experts de dresser son bilan à mi-parcours, il est fait état de ce que les trafics illicites d’armes sont organisés par des individus basés à Bangui, capitale de la République centrafricaine, à l’aide de véhicules escortés par la Minusca.</p>
<p><strong>« <em>Le 29 janvier 2018, des membres de l’UPC(Union pour la Paix en Centrafrique, un groupe armé) ont informé le Groupe d’experts qu’ils avaient arrêté et fouillé des véhicules d’Ecolog International escortés par la MINUSCA devant le camp de la Mission à Ippy 90 et qu’ils y avaient trouvé 1 727 cartouches de chasse de la manufacture d’armes et de cartouches du Congo(MACC), 602 paquets de Tramadol et 1,5 kg de marijuana. Six chauffeurs et chauffeurs assistants avaient été arrêtés, dont quatre avaient été condamnés pour possession illicite de munitions et de marchandises prohibées ou pour complicité</em></strong>», a indiqué le rapport.</p>
<h2><strong>Dynamiques et itinéraires du trafic des armes</strong></h2>
<p>Selon des témoins cités dans le rapport, l’un des condamnés, Didier Zala, utilisait régulièrement les camions d’Ecolog International, le contractant de la Minusca, pour faire transiter en contrebande des munitions de chasse jusqu’aux villes de Bria, de Bambari et d’Ippy.</p>
<p>« <strong><em>Zala aurait acheté à Lopola (Congo) ces munitions qu’il vendait à des chasseurs et à des combattants anti-balaka</em></strong> », rapporte le groupe d’expert.</p>
<p>Le Groupe d’experts poursuit son enquête pour déterminer si des convois escortés par la Minusca sont utilisés par des trafiquants se livrant à la contrebande d’armes, de munitions et de ressources naturelles.</p>
<p>A cet effet, le Congo a pris des mesures pour lutter contre les exportations illégales de munitions de la manufacture d’armes et de cartouches du Congo vers la République centrafricaine.</p>
<p>« <strong><em>Les munitions de chasse MACC, qui sont utilisées par les combattants antibalaka au cours d’opérations comme celle qu’ils ont menée à Tagbara, continuent d’être importées illégalement dans le pays à partir du Congo et de la République démocratique du Congo et d’être vendues dans tout le pays</em></strong> », lit-on dans le rapport.</p>
<p>Le Groupe d’experts s’est rendu à Brazzaville et à Pointe-Noire, au Congo pour sensibiliser le gouvernement et le fabricant de ces munitions au problème de l’importation et de l’utilisation illicites des cartouches MACC par les combattants Anti-balaka en République centrafricaine et au fait qu’il n’y a pas suffisamment d’informations sur les boîtes de munitions pour permettre le traçage prescrit par la Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage ou Convention de Kinshasa.</p>
<p>À l’issue de cette visite, rapportent les experts de l’ONU, les autorités congolaises ont adopté certaines mesures visant à mieux réguler la vente des munitions en question.</p>
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		<title>Bétail, taxes, mines: comment les rebelles centrafricains financent le conflit armé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Eric Ngaba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jan 2019 12:52:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«En maîtrisant les axes routiers, les groupes armés peuvent imposer des taxes, contrôler les activités commerciales rentables et les acteurs économiques qui y participent », relève un rapport de l’International Peace Information Service (Ipis).  Tout porte à croire que la République centrafricaine est victime de ses nombreuses richesses naturelles, paralysée par le coup d’état de 2013. L’absence de l’administration publique [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«<em>En maîtrisant les axes routiers, les groupes armés peuvent imposer des taxes, contrôler les activités commerciales rentables et les acteurs économiques qui y participent</em> », relève un rapport de l’International Peace Information Service (Ipis).  Tout porte à croire que la République centrafricaine est victime de ses nombreuses richesses naturelles, paralysée par le coup d’état de 2013. L’absence de l’administration publique et des forces de défense et de sécurité dans certaines parties du pays crée un vide au profit des groupes armés.</p>
<p>Dans les zones non contrôlées par le gouvernement, les groupes armés en ont profité pour contrôler le diamant, l’or, le bois, le café, et le bétail. C’est pourquoi un rapport International Crisis Group (ICG) en septembre 2017 a estimé qu’il faut « <em>s’attaquer aux finances des groupes armés en Centrafrique, qu</em>i <em>se battent pour le contrôle des ressources naturelles».</em></p>
<h3><strong><em>Le commerce du bœuf comme source de ravitaillement</em></strong></h3>
<p>La République centrafricaine, pays situé au cœur de l’Afrique, connaît depuis son indépendance en août 1960 des coups d’Etat, des mutineries et des rébellions. Depuis le coup d’Etat du 24 mars 2013, le pays sombre dans le chaos en dépit de l’élection d’un président en 2016. Les factions rebelles s’enrichissent à travers les rackets et les richesses du pays pour continuer les hostilités.</p>
<p>La commercialisation de bétail s’avère comme un moyen d’enrichissement illicite des groupes armés qui écument une bonne partie du territoire centrafricain. La ville de Bambari au centre du pays, et celle de Kaga-Bandoro au nord, sont sous le contrôle des factions rebelles de la Séleka. L’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), le Mouvement patriotique de Centrafrique (MPC), et le Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) se départagent les localités de la région centre et nord de la Centrafrique où l’autorité de l’Etat est faiblement représentée.</p>
<p>Ces deux villes sont réputées pour le commerce de bétail. Les grands parcs des bœufs sont contrôlés par les chefs des factions rebelles de la Seleka. Sur chaque tête de bœuf qui y est achetée, ils prélèvent des taxes. Un opérateur économique centrafricain œuvrant dans le secteur privé, Dominique Yandocka, en évoquant les pertes dans les recettes, confirme ces faits.</p>
<p><em>« Les groupes armés se font du beurre sur le dos de la population à travers l’exploitation illicite des ressources naturelles. Ils contrôlent les mines et les bétails. Je vous donne un seul exemple. A Kaga-Bandoro, le Général Alkhatim du MPC prélève des taxes sur les bœufs qui sortent de cette ville. Il extorque 15,000 FCFA sur chaque tête de bœuf vendu ».</em></p>
<p>A Kaga-Bandoro, une ville considérée comme l’une des grandes bases militaires des factions rebelles de la Seleka, l’autorité de l’Etat n’existe pas.</p>
<p><em>« La présence des casques bleus ne fait pas peur aux groupes armés. Ils s’opposent au retour de l’administration de l’Etat car la présence des agents de l’Etat leur fait perdre le business », affirme une source humanitaire.</em></p>
<p>Pour couper court à ce circuit commercial, le Ministre Conseiller à la Présidence, en matière de l’élevage et de l’agriculture, Lamido Issa Bi Amadou, préconise la règlementation de la chaine légale du commerce de bovin.</p>
<p><em>« Les groupes armés ont occupé les zones d’élevage, après le coup d’Etat de la Seleka contre le régime de François Bozizé, en mars 2013. Dans les zones d’élevage, ces bandits armés se sont mis à voler le bétail des éleveurs. Donc beaucoup de bœufs sont convoyés vers les pays voisins notamment le Tchad et le Soudan par des mercenaires. Non seulement ils volent le bétail des éleveurs, mais ils tuent les propriétaires ».</em></p>
<p>Lamido Issa Bi Amadou estime que les groupes armés s’enrichissent à travers c<em>e</em> commerce de bovin. Car, d’après lui, une bête vendue à 200,000 ou à 500,000 FCFA (100,000 $ environ) au niveau local est revendue au niveau de la capitale à 700,000 ou 800,000 FCFA.</p>
<p><em>« Je vous l’affirme que ce commerce est aujourd’hui la source fiable de ravitaillement des rebelles. Un bœuf à 500,000 FCFA sur 1,500 bœufs par semaine, vous obtiendrez 750 millions de FCFA par semaine. Et ces fonds repartent dans les mains des bandes armées. Multipliez 750 millions par quatre pour un mois, vous aurez 3 milliards de FCFA. Donc par année, cela fait 36 milliards qui repartent dans les mains des chefs de guerre », a ajouté le conseiller spécial du Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadera et ancien porte-parole des éleveurs peuls.</em></p>
<h3><strong><em>Le contrôle des mines et du commerce </em></strong></h3>
<p>Les activités minières en République centrafricaine sont paralysées depuis la prise de pouvoir par les rebelles en mars 2013. Comme le dit Sylvain Marius Ngbatouka, chargé de mission au ministère des mines, «<em>Les zones Nord-Est riches en diamant sont contrôlées par les rebelles qui profitent de l’absence de l’Etat pour exploiter les diamants</em> ».</p>
<figure id="attachment_2592" aria-describedby="caption-attachment-2592" style="width: 799px" class="wp-caption alignnone"><img class=" wp-image-2592" src="http://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2018/10/997_0200-300x225.jpg" alt="" width="799" height="599" srcset="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2018/10/997_0200-300x225.jpg 300w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2018/10/997_0200-768x576.jpg 768w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2018/10/997_0200-1024x768.jpg 1024w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2018/10/997_0200-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 799px) 100vw, 799px" /><figcaption id="caption-attachment-2592" class="wp-caption-text">Certains déplacés internes ont trouvé refuge au camp Mpoko. photo credit: Eric Ngaba</figcaption></figure>
<p>D’après des sources concordantes, les rebelles du Front Patriotique pour Renaissance de Centrafrique (FPRC) prennent le contrôle des sites de diamant dans la ville de Bria à l’Est du pays où il s’installe avec ses éléments. Ce qui le fait ravitailler en armes à travers le Soudan du Sud, pays frontalier avec la Centrafrique d’après des sources concordantes.</p>
<p>En regrettant cette situation, le ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, Léopold Mboli-Fatran, a informé que le gouvernement se bat toujours avec ses partenaires afin de mettre de l’ordre dans la filière minière.</p>
<p><em>« En cette période de crise, le diamant ne rapporte pas grande chose à l’Etat, et encore moins à la population. Car les contrebandes de diamant fait perdre à l’Etat des sous. On exporte peu de diamant et c’est un manque à gagner pour l’Etat.   Les groupes armés s’emparent des localités et contrôlent les ressources minières. Ce qui fait que le Processus de Kimberley nous interdit l’exportation de diamant des zones rouges. C’est-à-dire l’Est et l’Est du pays. Mais avec l’appui de nos partenaires, notamment la Minusca, l’USAID, nous faisons tout pour récupérer les zones sous contrôles des groupes armés. C’est un processus ».</em></p>
<p>Le 3<sup>ème</sup> arrondissement de la capitale Centrafricaine (Bangui) est fortement sous la menace des milices armées qui dictent leur loi à la population. En l’absence des forces régaliennes de l’Etat dans ce secteur réputé comme le poumon de l’économie de la capitale, les milices armées contrôlent le commerce. Les groupes de ces milices se créent dans le secteur grâce aux fonds cotisés par les commerçants et les opérateurs économiques qui les prennent en charge afin de veiller sur leurs boutiques et magasins face aux menaces des pillards.</p>
<p>Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le leader des milices armées du Pk5, Nimer Matar Alias Force, a avoué être chargé de protéger deux stations-service et quatre banques dans ce secteur face aux menaces des milices armées des quartiers périphériques de PK5.</p>
<p>Le 3<sup>ème</sup> arrondissement de Bangui, un secteur de la capitale où la prolifération des armes est monnaie courante, est majoritairement habité par la communauté musulmane. L’insécurité bat son plein et des milices armées cherchent à prendre le contrôle de ce secteur, considéré comme le poumon économique de la capitale afin de s’emparer des biens des commerçants.</p>
<p>En l’absence des forces de sécurités intérieures, les commerçants font recours aux milices appelées autodéfenses pour sécuriser le secteur et assurer la sécurité de leurs magasins et boutiques. Un commerçant de Pk5 souhaitant garder l’anonymat, nous le confirme : « <em>Les milices armées de Pk5 vivent grâce aux fonds collectés auprès des commerçants des marchés Kokoro, Mamadou Mbaïki et Fodé. Ils perçoivent chacun des sommes variant de 30,000 FCFA à 50.000 FCFA, mensuellement par les commerçants pour assurer la protection du commerce. Les commerçants n’ont pas d’autre alternative que de faire recours aux milices afin d’assurer la sécurité de nos boutiques ».</em></p>
<p>Nimer Matar Alias Force, et You le Géant sont des redoutables chefs des milices armées du 3<sup>ème</sup>arrondissement de la ville. Ils ont été reçus plusieurs fois par le chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji et le ministre de la sécurité publique, Henri Wanzé Linguissara dans leurs cabinets pour échanger sur la situation des groupes d’autodéfenses qui écument le secteur commercial de la capitale.</p>
<p>Des sources anonymes expliquent qu’ils bénéficient du soutien financier du gouvernement leur permettant de mettre de l’ordre dans ce secteur. Pour illustration, un quotidien centrafricain <em>Le Confident</em>, a relevé ce cas dans l’une de ses parutions.</p>
<p><em>« Nimery Matar alias « Force », chef des milices du quartier PK5 a avoué que le gouvernement à travers le Ministère de la sécurité publique lui verse 400,000 FCFA chaque semaine pour lui permettre d’entretenir ses éléments afin de mettre de l’ordre dans le 3<sup>ème</sup> arrondissement de Bangui. Les commerçants organisent des quêtes pour soutenir les milices au motif que celles-ci devraient assurer la sécurité de leurs biens. Ces quêtes sont estimées à la hauteur de plus de 6 millions de Francs FCFA par mois, par le Collectif des opérateurs économiques », a expliqué, Jérémie Walanda, journaliste au quotidien centrafricain « Le Confident ».</em></p>
<p>Au port de Kouango où se font les navettes des baleinières transportant des marchandises dans la préfecture de la Ouaka, les commerçants versent des taxes aux chefs rebelles qui créent des postes de la douane à défaut de la présence de l’Etat.</p>
<h3><strong>La quête de la stabilité </strong></h3>
<p>L’UPC qui est une faction rebelle de la Séléka composée des peulhs, sous le commandement du mercenaire nigérien Ali Ndarass, occupe la localité de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka au centre du pays. Les villes de Mingala, Kouango, Yppi, Alindao et de Maloum qui sont riches en diamants sont ses zones de juridiction. Ils contrôlent les ressources naturelles, et prélèvent des taxes sur le commerce.</p>
<p><em>« Dans l’axe Yppi-Bangui où nous faisons des navettes commerciales, tu ne peux pas exercer librement ton commerce si tu ne verses pas les taxes aux rebelles sur les barrières. Nous sommes obligés de le faire pour nourrir note famille. Car, il n’y a rien à faire dans ce contexte. Seulement si les autorités peuvent déployer les forces de l’Etat pour règlementer les choses », a témoigné Mamadou Djalé, un vendeur de café dans la Ouaka.</em></p>
<p>Face à cette situation, le préfet de la Ouaka, Victor Bissekoin, exhorte le gouvernement à redéployer l’autorité de l’Etat afin d’assurer la libre circulation des personnes et des biens.</p>
<p><em>« Le contrôle des activités commerciales par les rebelles de l’UPC dans la préfecture de la Ouaka est un manque à gagner pour l’Etat. Les rebelles de l’UPC présents à Kouango contrôlent les affaires dans tous les sens. La préfecture est la grande perdante parce que les collègues chargés de collecter les différentes recettes ne sont pas en poste et cela profite aux rebelles. Ils sont là aujourd’hui grâce aux recettes à travers les taxes prélevées anarchiquement », </em>a-t-il fait savoir.</p>
<p>Les groupes armés ont aussi leurs versions dans ce contexte. Le porte-parole de groupe rebelle UPC, Ousman Daouda, rejette cette accusation. Il retorque que son groupe assure plutôt la sécurité de la population face aux menaces des groupes armés notamment la milice Antibalaka.</p>
<p><em>« Je ne sais pas mais tout le monde nous accuse d’exploiter les diamants et prélever les taxes. Nous sommes dans ces zones pour sécuriser nos zones de contrôle afin de protéger la population contre les menaces des Antibalaka. Nous nous défendons contre leurs attaques. Nous ne sommes pas dans les mines. Nous vivons à travers nos activités et non à travers l’exploitation de diamant. Ces dires sont de nature à discréditer notre mouvement », rétorque Ousman Daouda.</em></p>
<p>Dans son discours du bilan de l’an 2 au pouvoir, le 30 mars 2018, le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadera, a fustigé l’attitude des groupes armés visant à piller les richesses du pays.</p>
<p><em>« Comment expliquer la poursuite de la prédation et du pillage des ressources minières et fauniques du pays ainsi que la perception indue des taxes et impôts par des groupes armés, au détriment des services publics ? », se demande-t-il.</em></p>
<p>En mai 2013, la République centrafricaine a été suspendue du Processus de Kimberley qui certifie le l’exportation et le commerce pour son diamant qualifié de diamant du sang, à la suite de coup d’état en mars de la même année. Les richesses naturelles du pays, plus de 470 indices minéraux selon le rapport des états des lieux du secteur minier en septembre 2015, font l’objet de convoitise. Cela permet aux groupes rebelles qui contrôlent une bonne partie de ces richesses pour se ravitailler en armes et en hommes afin de continuer les hostilités.</p>
<p>L’avenir de ces richesses naturelles de la République centrafricaine réside dans le programme du désarmement des groupes armés enclenché par le gouvernement du pays avec l’appui de la communauté internationale pour permettre au pays de retrouver la stabilité.</p>
<p>Afin de faire face à la contrebande de ces ressources qui financent illicitement le conflit, le gouvernement a l’intérêt à appliquer une bonne politique du développement du cadre institutionnel et juridique permettant la mise en valeur de ce potentiel.</p>
<p><strong>Une enquête publiée en juin 2018.</strong></p>
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