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	<title>RDC &#8211; The Museba Project</title>
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	<description>Corruption, Human Rights Violations, Illicit Finance Flows</description>
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		<title>À Manono, le lithium génère des millions de dollars. Mais les habitants peinent à survivre.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jack Wolf, Sophia Pickles, Janvier Murairi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 19:39:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La petite cité de Manono, en République démocratique du Congo (RDC), est au centre d&#8217;une ruée géopolitique vers les minerais qui font partie intégrante des technologies vertes et militaires. Les entreprises chinoises et américaines se disputent l&#8217;accès à ce qui est considéré comme l&#8217;un des plus grands gisements de lithium au monde. Mais, l&#8217;arrivée des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La petite cité de Manono, en République démocratique du Congo (RDC), est au centre d&rsquo;une ruée géopolitique vers les minerais qui font partie intégrante des technologies vertes et militaires. Les entreprises chinoises et américaines se disputent l&rsquo;accès à ce qui est considéré comme l&rsquo;un des plus grands gisements de lithium au monde. Mais, l&rsquo;arrivée des superpuissances mondiales n&rsquo;est que le dernier chapitre d&rsquo;une vague d&rsquo;activités commerciales qui a vu des millions de dollars générés par des transactions entre des ressortissants politiquement connectés et un petit groupe d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires étrangers, laissant les habitants de Manono avec peu de choses à montrer sur les richesses qui se trouvent sous leur sol.<b><i></i></b><b><i></i></b></p>
<p>Le 27 juin dernier, le Rwanda et la République démocratique du Congo ont signé un accord de paix sous l&rsquo;égide des États-Unis, suscitant un optimisme international prudent quant à la fin du conflit en cours sur le sol congolais, qui a coûté la vie à des millions de personnes et en a déplacé autant. Faisant écho au récent accord américano-ukrainien sur les minerais, cet accord établit également un lien étroit entre l&rsquo;accès aux ressources stratégiques et ce qu&rsquo;il est convenu d&rsquo;appeler la « stabilisation politique ».</p>
<p>Selon les termes de l&rsquo;accord, les deux nations africaines se sont provisoirement engagées à mettre fin aux hostilités, au retrait des troupes et à la neutralisation, et la cessation de tout soutien aux groupes armés opérant dans l&rsquo;est du pays.<b><i><br />
</i></b></p>
<figure id="attachment_3685" aria-describedby="caption-attachment-3685" style="width: 2560px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-full wp-image-3685" src="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_001-scaled.jpg" alt="" width="2560" height="1440" srcset="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_001-scaled.jpg 2560w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_001-300x169.jpg 300w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_001-1024x576.jpg 1024w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_001-768x432.jpg 768w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_001-1536x864.jpg 1536w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_001-2048x1152.jpg 2048w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_001-600x338.jpg 600w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_001-750x422.jpg 750w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_001-1140x641.jpg 1140w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><figcaption id="caption-attachment-3685" class="wp-caption-text">Un employé d&rsquo;AVZ nous montre l&rsquo;ancienne mine d&rsquo;étain belge, connue sous le nom de “Roch Dure”. En arrière-plan, on aperçoit les montagnes de tailigs laissées par l&rsquo;ancienne activité minière d&rsquo;étain de Manono.</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: left;"><i>Les titans de la technologie s&rsquo;installent</i></h3>
<p>Dans le cadre de cet accord, le Président congolais Félix Tshisekedi a une fois de plus offert de nombreuses richesses minières de la RDC à des intérêts extérieurs, cette fois-ci à des entreprises américaines, dans le but d&rsquo;obtenir le soutien des États-Unis pour les efforts de paix. L&rsquo;accord stipule explicitement que le Rwanda et le Congo « réduiront les risques des chaînes d&rsquo;approvisionnement en minerais et formaliseront les chaînes de valeur des minerais qui lient les deux pays, en partenariat, le cas échéant, avec le gouvernement américain et les investisseurs américains ». On ne sait toujours pas comment cela se passera, ce qui signifie réellement « l&rsquo;élimination des risques » et qui pourrait en bénéficier. « Nous obtenons, pour les États-Unis, une grande partie des droits miniers du Congo dans le cadre de cet accord », a déclaré le Président Trump avant la cérémonie de signature.</p>
<p style="text-align: left;">L&rsquo;accord a relancé l&rsquo;attention sur le plus grand gisement de lithium inexploité du Congo, situé dans le Territoire de Manono, adjacent à la cité de Manono, dans la Province du Tanganyika, en RDC. Depuis près d&rsquo;une décennie, la mine est au centre d&rsquo;une concurrence féroce entre les intérêts commerciaux chinois, australiens et congolais qui se disputent l&rsquo;exploitation de l&rsquo;une des réserves de lithium les plus riches au monde.</p>
<p style="text-align: left;">À la suite de l&rsquo;accord de paix, la startup minière américaine KoBold Metals, soutenue par les géants de la technologie Jeff Bezos et Bill Gates, ainsi qu’un autre géant minier mondial Rio Tinto, s&rsquo;intéressent désormais au lithium de Manono. KoBold a signé avec la République démocratique du Congo un accord qui lui permet d&rsquo;acquérir le gisement controversé de lithium<span class="Apple-converted-space">  </span>de Manono. Cependant, un réseau de procès enchevêtrés et d&rsquo;allégations de corruption pèse sur la mine, car des entreprises, dont le méga-minier chinois Zijin, revendiquent déjà des droits sur le même gisement de lithium. Entre-temps, la communauté locale affectée et qui souhaite désespérément que les richesses minières participent au développement indispensable, est de plus en plus frustrée.</p>
<h3><strong><i>Les espoirs en matière d&rsquo;énergie verte ne se sont pas concrétisés jusqu&rsquo;à présent</i></strong></h3>
<p>La cité de Manono est entourée de rizières et de plantations de manioc, dont l&rsquo;horizon est brisé par les squelettes géants des infrastructures minières de l&rsquo;époque coloniale belge. Ses routes étroites sont bordées de haies d&rsquo;euphorbes, créant une sorte de labyrinthe de jardin botanique qui contourne les écoles, les églises et les magasins et qui est animé par des familles, des commerçants et des artisans. Les routes plus larges en terre rouge sont bordées de magnifiques manguiers, dont les fruits sont récoltés au crépuscule, à la saison des mangues, par les écoliers qui se rendent en classe. Parfois, les mangues sont le seul aliment qui ira sous la dent<span class="Apple-converted-space">  </span>ce jour-là. La ville manque d&rsquo;infrastructures, d&rsquo;eau et d&rsquo;électricité. Le chômage sévit. De nombreuses personnes se sont lancées depuis longtemps dans l&rsquo;exploitation minière artisanale, à la main avec des pelles et des seaux, pour joindre les deux bouts.</p>
<p>L&rsquo;ancienne mine coloniale de Manono est toujours présente dans les mémoires et de nombreux habitants se souviennent de cette période comme d&rsquo;une période de stabilité, ce qui reflète peut-être les difficultés auxquelles la cité<span class="Apple-converted-space">  </span>est<span class="Apple-converted-space">  </span>confrontée aujourd&rsquo;hui.<span class="Apple-converted-space">  </span>Lorsque, ces dernières années, la découverte massive de lithium a propulsé Manono au devant de la scène<span class="Apple-converted-space">  </span>des énergies vertes, les espoirs se sont accrus avec l&rsquo;arrivée de nouvelles sociétés d&rsquo;exploration minière.</p>
<p>Les habitants ont ensuite attendu le début de l&rsquo;exploitation minière industrielle, avant de voir les prix du lithium grimper et s&rsquo;effondrer à nouveau. Alors qu&rsquo;un cortège d&rsquo;entreprises se succédait, chacune essayant de revendiquer le gisement, le gouvernement congolais n&rsquo;est pas parvenu à tirer parti de la flambée des prix ou à s&rsquo;assurer un partenaire stable, gérant le projet d&rsquo;une manière qui semble au mieux confuse, au pire profondément inepte, en entretenant une masse complexe de spéculations, d&rsquo;accords commerciaux et de négociateurs itinérants passant d&rsquo;une entreprise à l&rsquo;autre, signant des contrats lucratifs et engrangeant des bénéfices.</p>
<p>En août 2024, dans un rayon de 50 kilomètres autour de la cité de<span class="Apple-converted-space">  </span>Manono, cinq entreprises liées à un réseau d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires internationaux détenaient des permis d&rsquo;exploration et d&rsquo;exploitation minière couvrant plus de 1 220 kilomètres carrés, soit une superficie supérieure à celle de Hong Kong.</p>
<p>Ces hommes d&rsquo;affaires ont gagné des millions de dollars américains en paiements fondés sur des actions, en ventes d&rsquo;actions et en honoraires de conseil au cours des 15 dernières années, grâce à des transactions liées à Manono. Pourtant, malgré tous les échanges d&rsquo;argent et les forums d&rsquo;investisseurs annonçant un « nouvel Eldorado du lithium » à Manono, aucune de ces entreprises n&rsquo;a encore exploité de mines ou mis du lithium sur le marché.</p>
<h3><strong><i>« Un petit groupe de personnes s&rsquo;enrichit au détriment de notre pays »</i></strong></h3>
<p>Des groupes de la société civile ont critiqué la manière dont se sont déroulées les principales transactions de ce carrousel. Jean Claude Mputu, de l&rsquo;ONG Resource Matters, a déclaré à Museba Project que « la mauvaise gouvernance du secteur [du lithium], le manque de transparence, les conditions opaques de distribution des licences et la complicité de la classe politique entre toutes sortes d&rsquo;intermédiaires, permettent à un petit groupe de personnes de s&rsquo;enrichir au détriment de notre pays ».</p>
<p>Un groupe d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires internationaux collaborant avec des parties congolaises ayant des liens politiques est au cœur des accords de Manono sur le lithium. Du côté congolais, on trouve notamment Guy Loando, un avocat qui occupe le poste de ministre d&rsquo;État chargé de l&rsquo;aménagement du territoire depuis avril 2021 et qui a récemment été muté au poste de ministre des relations avec le Parlement. (Il dirige également une organisation de lutte contre la pauvreté appelée <a href="https://www.fondationwidal.org/site/index.php)">Fondation Widal</a> ). <span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Aux côtés de Loando se trouve Jean-Félix Mupande,<span class="Apple-converted-space">  </span>un ancien chef du Cadastre minier de la République Démocratique du Congo (CAMI). Le CAMI, qui relève du Ministère des mines, est chargé de superviser les titres miniers et de gérer l&rsquo;accès aux vastes ressources minérales de la RDC.</p>
<figure id="attachment_3682" aria-describedby="caption-attachment-3682" style="width: 1700px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-full wp-image-3682" src="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_004-1.jpg" alt="" width="1700" height="956" srcset="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_004-1.jpg 1700w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_004-1-300x169.jpg 300w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_004-1-1024x576.jpg 1024w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_004-1-768x432.jpg 768w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_004-1-1536x864.jpg 1536w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_004-1-600x337.jpg 600w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_004-1-750x422.jpg 750w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_004-1-1140x641.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1700px) 100vw, 1700px" /><figcaption id="caption-attachment-3682" class="wp-caption-text">Un rocher censé contenir du lithium</figcaption></figure>
<p>Le CAMI est censé servir les intérêts des investisseurs, de l&rsquo;Etat et du peuple congolais, en vérifiant la solidité financière, la capacité technique et le respect des normes environnementales et sociales des candidats. Elle s&rsquo;occupe également de l&rsquo;approbation et de l&rsquo;enregistrement de tous les droits<span class="Apple-converted-space">  </span>d&rsquo;exploration et d&rsquo;exploitation<span class="Apple-converted-space">  </span>minière, qui sont ensuite transmis au Ministère des Mines, qui délivre les permis. Le<span class="Apple-converted-space">  </span>CAMI du temps de<span class="Apple-converted-space">  </span>Jean-Félix Mupande a supervisé plus d&rsquo;une décennie de contrats de lithium à Manono, jouant un rôle clé<span class="Apple-converted-space">  </span>pour les entreprises qui s&rsquo;intéressent aux richesses minières du Territoire. Bien que les recommandations du CAMI influencent normalement les décisions du Ministère, Mupande a insisté sur le fait que la CAMI « n&rsquo;accorde pas de droits miniers » et que « cette autorité relève du ministre des Mines ».</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><i>Un vétéran allemand de l&rsquo;industrie minière, un « parrain » chinois et des liens avec le régime</i></strong></h3>
<p>Du côté international, ces VIP congolais travaillent en réseau avec Klaus Eckhof, un vétéran allemand de l&rsquo;industrie minière et prospecteur de minerais en série, et Cong Maohuai, un homme d&rsquo;affaires chinois réputé proche de l&rsquo;ancien régime de Kabila, qui a été surnommé le « parrain » des transactions minières chinoises au Congo par les médias. Les relations de travail entre Loando et Eckhof remontent vers 2011, lorsque l&rsquo;avocat congolais a été témoin d&rsquo;un accord entre Ferro Swiss AG d&rsquo;Eckhof et la société d&rsquo;État SOKIMO. En 2014, des documents réglementaires américains montrent que Loando est actionnaire d&rsquo;une autre société, Panex Resources Inc, alors dirigée par Maohuai, Eckhof et son partenaire Mark Gasson.</p>
<p><b></b>Guy Loando, Klaus Eckhof et Cong Maohuai sont bien connus dans le secteur minier de la République démocratique du Congo et ont créé des dizaines de sociétés d&rsquo;exploration minière. Selon les analystes, Klaus Eckhof et Cong Maohuai se sont fait un nom au fil des ans en identifiant avant les autres des actifs miniers congolais de classe mondiale. « Malheureusement pour les investisseurs, aucun des projets de lithium de Manono ne rapporte d&rsquo;argent, bien qu&rsquo;Eckhof, et sans doute Maohui aussi, en aient profité largement », a commenté Gregory Mthembu-Salter de Phuzumoya Consulting, un cabinet de recherche spécialisé dans l&rsquo;économie politique de la RDC.</p>
<p>Dans une correspondance avec Museba Project, Jean-Félix Mupande, chef du CAMI, a confirmé qu&rsquo;en 2012, son registre avait accordé deux concessions d&rsquo;exploration en forme de croissant aux abords de la banlieue de Manono à Alphamin Resources Corp. Peu après, Klaus Eckhof a rejoint Alphamin, où il n&rsquo;est resté que quelques mois. Après son départ, la société a déclaré les concessions de Manono « sans valeur ».</p>
<p>Ce qui suit est un aperçu des transactions, des relations et des profits considérables qui ont façonné les activités des sociétés d&rsquo;exploration minière à Manono.</p>
<p>C&rsquo;est après Alphamin qu&rsquo;AVZ Minerals, fondée et dirigée par Klaus Eckhof et l&rsquo;une des premières entreprises à tenter d&rsquo;explorer le lithium à Manono, est entrée en scène. Selon les archives publiques, AVZ a acheté cette année-là les concessions d&rsquo;Alphamin à Manono à une société appelée Medidoc FZE, qui appartenait à l&rsquo;associé de longue date d&rsquo;Eckhof, le Dr Andreas Reitmeier. Il n&rsquo;existe aucun document public indiquant comment les concessions d&rsquo;Alphamin se sont retrouvées entre les mains de Medidoc FZE, qui aurait normalement dû obtenir l&rsquo;approbation du CAMI pour toute revente.</p>
<p>Interrogé sur cette transaction, M. Reitmeier a déclaré à Museba Project qu&rsquo;Alphamin avait considéré les concessions comme « sans valeur » et que Medidoc les avait donc acquises sans indemniser Alphamin. Le directeur du CAMI de l’époque, Mupande, avait contredit cette version, déclarant à Museba Project qu&rsquo;Alphamin était simplement « devenue AVZ » par le biais d&rsquo;un changement de nom. Eckhoff avait donné quant à lui, une autre explication.</p>
<p>Il avait déclaré à Museba Project : « Nous avons proposé de payer les droits et accepté qu&rsquo;Alphamin nous transfère les licences. Personne d&rsquo;autre n&rsquo;était intéressée par ces licences de base. Nous ne sommes pas les plus favorisés, mais nous sommes les seuls à être performants, à trouver des gisements et à pouvoir lever des fonds sur les marchés internationaux. Il n&rsquo;y a pas de préférence pour nous, si ce n&rsquo;est qu&rsquo;il [Jean-Félix Mupande] sait que nous sommes capables de réaliser et de faire avancer des projets.</p>
<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, les rapports publics montrent qu&rsquo;AVZ a payé à Medidoc FZE 200 000 USD et 30 millions d&rsquo;actions ordinaires pour acquérir les mêmes concessions qu&rsquo;Alphamin avait déclarées ‘sans valeur’ quelques années auparavant.</p>
<p>Dans les mois qui ont suivi, une troisième concession située au centre de l&rsquo;acquisition de Medidoc par AVZ a été révoquée et réattribuée, dans des circonstances qui restent contestées, à une nouvelle coentreprise, Dathcom Mining SA, formée entre la société Dathomir Mining Resources de Cong Maohuai et l&rsquo;entreprise d&rsquo;État Cominière. AVZ a ensuite rejoint Dathcom, en versant 750 000 USD à Dathomir, la société de Maohuai, et en lui accordant une participation de 12,71 % dans AVZ.<span class="Apple-converted-space">  </span>Le rapport de Boatman Capital indique que Dathomir était détenue à 20 % par Guy Loando et sa famille.</p>
<p>Dans le cadre de l&rsquo;accord, Loando a ensuite rejoint le Conseil d&rsquo;Administration d&rsquo;AVZ en tant que représentant de Dathomir. AVZ a ensuite versé à Loando et à Dathomir de Maohuai un total de plus de 6 millions de dollars US et des actions d&rsquo;une valeur de près de 5 millions de dollars US, tandis que Loando a reçu au moins 800 000 dollars US en actions.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><i> L&rsquo;opération a permis d&rsquo;obtenir des droits sur l&rsquo;un des plus grands gisements de lithium inexploités au monde.</i></strong></h3>
<p>Au milieu de toutes ces transactions, aussi complexes et déroutantes pour les étrangers qu&rsquo;elles sont profitables à ceux qui les organisent, ce qui est clair, c&rsquo;est que les accords ont assuré à Eckhof, Loando et Cong des postes au sein des conseils d&rsquo;administration des entreprises détenant des droits sur l&rsquo;un des plus grands gisements de lithium inexploités au monde.</p>
<p>AVZ n&rsquo;était que l&rsquo;acte d&rsquo;ouverture dans la saga des hommes d&rsquo;affaires de Manono. Eckhof et Loando ont quitté AVZ en 2016 et 2019, respectivement, après quoi la fortune de l&rsquo;entreprise a commencé à se défaire. Un arrêt de négociation de deux ans, une série de batailles judiciaires et la révocation de sa concession centrale par le ministère des Mines n&rsquo;ont cependant jamais permis à ce que du lithium quitte le sol. Cela a été suivi d&rsquo;un désengagement dramatique de la Bourse australienne en mai 2024, piégeant des milliers d&rsquo;investisseurs et effaçant des milliards de dollars américains de valorisation. (AVZ n&rsquo;a cependant pas encore abandonné : elle continue de se battre pour de nombreux cas devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements et la Chambre de commerce internationale pour les droits à la concession de Manono.)</p>
<figure id="attachment_3687" aria-describedby="caption-attachment-3687" style="width: 1700px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-full wp-image-3687" src="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_008.jpg" alt="" width="1700" height="956" srcset="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_008.jpg 1700w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_008-300x169.jpg 300w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_008-1024x576.jpg 1024w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_008-768x432.jpg 768w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_008-1536x864.jpg 1536w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_008-600x337.jpg 600w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_008-750x422.jpg 750w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_008-1140x641.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1700px) 100vw, 1700px" /><figcaption id="caption-attachment-3687" class="wp-caption-text">Un groupe de garçons joue au football dans le centre de Manono.</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center;"><i>«AVZ avait initialement donné de l&rsquo;espoir à la communauté »</i></h3>
<p>« AVZ avait à l&rsquo;origine donné à la communauté l&rsquo;espoir d&rsquo;un avenir meilleur, y compris le développement et des emplois », déclare Abbé Moise Kiluba, Prêtre catholique de Manono et représentant respecté de la société civile/Forces vives de la cité. « La population de Manono aimerait, grâce à l&rsquo;exploitation du lithium, voir la transformation de la vie socio-économique vers la modernité ; obtenir des emplois, de préférence avec plus que des miettes comme salaire. »</p>
<p><span class="Apple-converted-space"> </span>Nous rencontrons Kiluba fin 2024, dans son modeste bureau au cœur de Manono, où une file de personnes attend patiemment à l&rsquo;extérieur pour obtenir des conseils sur une gamme de problèmes sociaux et juridiques auxquels la communauté est confrontée. À proximité, des motos et des camions lourds traversent à toute vitesse un carrefour menant aux périphéries de la ville. S&rsquo;élevant au centre, un panneau publicitaire promeut le Programme de Développement Local du Président Tshisekedi pour les 145 territoires de la RDC.<i> </i></p>
<p>Juste à quelques kilomètres du bureau de l&rsquo;Abbé Moïse Kiluba, derrière la cathédrale, en briques,<span class="Apple-converted-space">  </span>de la ville, se trouve le siège local de Tantalex Resources, qui a accueilli le retour d&rsquo;Eckhof et de son groupe lors du deuxième acte. En juillet 2021, six mois avant que Klaus Eckhof ne rejoigne officiellement l&rsquo;entreprise, Tantalex a conclu un accord avec Minor SARL, détenue par Maohuai, promettant 4,5 millions de dollars et 55 millions d&rsquo;actions à l&rsquo;entreprise congolaise et donnant à Tantalex une part dans une licence d&rsquo;exploration pour une concession qui se trouve directement au-dessus de celle d&rsquo;AVZ.</p>
<p>À peu près au même moment, Rome Resources — une entreprise dirigée par Mark Gasson, dans laquelle Eckhof détenait une participation de 18 % — a acquis Medidoc RD Congo, une autre société dirigée par Gasson et détenue par Reitmeier. Le nom de la société ressemblait étroitement à celui de Medicoc FZE de Reitmeier, qui avait joué un rôle<span class="Apple-converted-space">  </span>centrale dans les accords originaux de Manono entre Alphamin, Medidoc FZE et AVZ. L&rsquo;acquisition a donné à Rome Resources une participation dans un permis d&rsquo;exploration situé à des centaines de kilomètres au nord de Manono, dont l&rsquo;actionnaire majoritaire était Investissement et<span class="Apple-converted-space">  </span>Développement Immobilier (IDI), une entreprise appartenant à des membres de la famille de Jean-Félix Mupande, le chef de CAMI.</p>
<p>De retour à Manono, dans les mois suivant les accords impliquant Medidoc Congo et IDI, Tantalex a obtenu un nouveau permis minier. Développant déjà son prochain projet à Manono, Eckhof a quitté Tantalex, et environ un an plus tard, il a conservé plus de 251 000 USD en unités d&rsquo;actions restreintes et options d&rsquo;actions. Simultanément, le CAMI traitait une offre d&rsquo;une autre entreprise d&rsquo;Eckhof, AJN Resources, pour une partie de la concession originale d&rsquo;AVZ actuellement révoquée.</p>
<p>Les documents montrent que Loando, maintenant employé par le gouvernement, faisait partie du comité de surveillance proposé pour l&rsquo;accord. Si cela réussissait, Eckhof devait toucher des frais de découverte de 10 % sur une licence qu&rsquo;il avait déjà « trouvée » deux fois auparavant, d&rsquo;abord pour Alphamin, puis pour AVZ. Dans un <a href="https://consent.yahoo.com/v2/partners?sessionId=4_cc-session_aba9aa6b-f666-42a0-98f7-f5e9f3d95d64">communiqué</a> de presse à l&rsquo;époque , Eckhof a exprimé sa confiance quant à la proximité de l&rsquo;acquisition, la qualifiant de « moteur clé pour alléger la pauvreté et améliorer les conditions sociales » grâce à des améliorations des infrastructures locales et à la création d&#8217;emplois.</p>
<h3 style="text-align: center;"><i>Future Mining appartient à l&rsquo;épouse du ministre Loando<span class="Apple-converted-space"> </span></i></h3>
<p>Cependant, malgré l&rsquo;optimisme d&rsquo;Eckhof et les intérêts commerciaux convergents avec la famille de l’ancien chef du CAMI Monsieur Mupande, cet accord n&rsquo;a pas abouti. Une deuxième offre d&rsquo;AJN pour des permis dans la zone de Manono, via Mbanga Mining SARL de Cong Maohuai, a également échoué, mais finalement une troisième a réussi. AJN a payé 100 000 $ US à Future Mining Company SARL pour une participation dans une concession à moins de deux kilomètres de<span class="Apple-converted-space">  </span>l’entreprise chinoise, Manono<span class="Apple-converted-space">  </span>Lithiums à Manono.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Les choses ont commencé à changer à Manono. En août 2023, Jean-Félix Mupande a quitté CAMI. Il a été remplacé par Paul Mabolia, l&rsquo;ancien responsable du Processus de Kimberley en RDC, une initiative visant à maintenir le commerce des diamants libre des « diamants de sang ». Depuis, le géant minier chinois Zijin et sa coentreprise, Manono Lithium, ont obtenu des droits à Manono, contestés par AVZ.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Eckhof, Maohuai et Loando semblent avoir pris du recul après l&rsquo;entrée en scène de Manono Lithium. Mais ce qu&rsquo;ils ont fait à travers des transferts de permis antérieurs, des paiements importants et des échanges d&rsquo;actions, ainsi que la participation de membres de la famille des régulateurs miniers et des parlementaires dans des coentreprises (légal sous la loi congolaise mais discutable dans la pratique), a contribué à générer jusqu&rsquo;à 28 millions de dollars pour Cong et Dathomir de Loando seulement, bénéficiant à des « sociétés écran mystérieuses contrôlées par des négociants controversés », selon un rapport de Global Witness de 2024.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Pendant ce temps, bien qu&rsquo;AVZ ait été évaluée à des milliards de dollars américains en 2022, sa coentreprise Dathcom a payé moins de 260 000 USD en impôts en 2021 et 2022, selon l&rsquo;ITIE. Pour mettre cela en perspective : les contributions fiscales d&rsquo;une entreprise d&rsquo;un milliard de dollars équivalent à peu près à la valeur des actions et options que Klaus Eckhof a reçues en une seule année de Tantalex, soit environ quatre pour cent de ce que la société de la femme de Loando, Future Mining Company SARL, a reçu d&rsquo;AJN, et juste 2,2 pour cent de ce qu&rsquo;AVZ elle-même a payé pour rejoindre la coentreprise Dathcom de Maohuai.</p>
<p>Tantalex, Gasson, Loando et Maohuai n&rsquo;ont pas répondu à la demande de Museba Project pour un commentaire, mais Mupande a dit à Museba Project qu&rsquo;il « n&rsquo;y a aucune loi au Congo interdisant aux membres de la famille des agents de l&rsquo;État de détenir des concessions minières » et n&rsquo;a pas nié que des membres de sa famille le fassent. Reitmeier a dit qu&rsquo;il ne savait pas qui possédait IDI au moment de l&rsquo;établissement d&rsquo;un permis d&rsquo;exploration et qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais eu de communication avec Mupande.</p>
<h3 style="text-align: center;"><i>«Il n&rsquo;y a pas de loi en RD-Congo contre les membres de la famille des agents publics de détenir des concessions»</i></h3>
<p>Eckhof a déclaré à Museba Project qu&rsquo;AJN avait cessé de poursuivre le projet avec Future Mining et qu&rsquo;il ne possède pas personnellement de licences minières ou d&rsquo;exploration, travaillant uniquement pour des sociétés publiques. « C&rsquo;est normal que les entreprises viennent et repartent&#8230; L&rsquo;un des problèmes est que l&rsquo;Europe ne fait pas partie du jeu de l&rsquo;exploration car le capital nécessaire pour réaliser un rêve ou un espoir n&rsquo;est pas là. En raison de ce manque de financement, la compréhension est limitée », a conclu Eckhof.</p>
<p>Critiquant les schémas qui ont vu des millions de dollars circuler entre des entreprises et des hommes d&rsquo;affaires, mais qui ont laissé le secteur minier avec peu de bénéfices, un membre de la coalition de la société civile Tous Pour la RDC, qui a parlé de manière anonyme pour des raisons de sécurité, a déclaré que le secteur minier de Manono reflète une culture politique plus profonde d&rsquo;auto-enrichissement. « Tout vient d&rsquo;un désir égoïste de s&rsquo;enrichir – un désir qui peut être observé en même temps dans la sphère politique, parmi les commerçants travaillant pour des multinationales, et parmi les dirigeants d&rsquo;entreprises du portefeuille de l&rsquo;État, en particulier les entreprises minières », a expliqué le membre de la coalition.</p>
<figure id="attachment_3686" aria-describedby="caption-attachment-3686" style="width: 1700px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-full wp-image-3686" src="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_010.jpg" alt="" width="1700" height="956" srcset="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_010.jpg 1700w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_010-300x169.jpg 300w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_010-1024x576.jpg 1024w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_010-768x432.jpg 768w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_010-1536x864.jpg 1536w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_010-600x337.jpg 600w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_010-750x422.jpg 750w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2025/08/Museba_010-1140x641.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1700px) 100vw, 1700px" /><figcaption id="caption-attachment-3686" class="wp-caption-text">Des habitants se déplacent dans les rues de Manono. La ville manque d&rsquo;électricité et d&rsquo;infrastructures pour l&rsquo;éclairer la nuit.</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: center;">Manifestations et arrestations</h3>
<p>Il n&rsquo;est pas certain que l&rsquo;arrivée de KoBold et l&rsquo;accord « minerais contre sécurité » conclu avec les États-Unis marquent la fin de la frénésie spéculative à Manono. Avec la politique opaque du gouvernement, les procès en cours et les multiples entreprises qui revendiquent des droits sur le gisement de lithium de la ville, tout cela ressemble plus à un nouveau chapitre qu&rsquo;à la fin d&rsquo;une époque.</p>
<p>L’entreprise<span class="Apple-converted-space">  </span>chinoise Manono Lithium fait sentir sa présence : de nouvelles routes et de l&rsquo;électricité pour alimenter la mine sont à l&rsquo;horizon, et des travailleurs de Chine et de toute la RDC arrivent chaque jour. Cependant, son rôle en tant que partenaire communautaire semble beaucoup moins prometteur. Le 20 août 2025, l&rsquo;Initiative pour la bonne gouvernance et les droits de l&rsquo;homme a signalé un conflit impliquant KAMOA COOPER S.A., une autre filiale de Zijin, la société mère de Manono Lithium, près du centre minier de Kolwezi. Les conclusions font écho à des problèmes déjà apparus à Manono : violations du code minier, manque de dialogue et de transparence, et recours à l&rsquo;influence politique.</p>
<p>À Kolwezi, les communautés locales accusent l&rsquo;entreprise d&rsquo;épuiser les rivières, de polluer par des déchets toxiques, de saisir des terres, de procéder à des expulsions forcées et d&rsquo;arrêter arbitrairement 72 manifestants pacifiques qui réclamaient une indemnisation équitable et la réinstallation de leurs familles.</p>
<p>À Manono même, les tensions s&rsquo;intensifient. L&rsquo;entreprise a commencé à expulser les mineurs artisanaux de ses concessions et les communautés voisines sont confrontées à un avenir incertain. Des villages comme Majondo, Matala et Lwamba risquent maintenant d&rsquo;être déplacés à mesure que les activités minières préliminaires s&rsquo;étendent vers leurs terres.</p>
<p>L&rsquo;abbé Moïse Kiluba se souvient de la décennie qui s&rsquo;est écoulée depuis l&rsquo;arrivée d&rsquo;AVZ et des années qui se sont écoulées depuis que Manono Lithium SA a pris le relais : « Jusqu&rsquo;à présent, il n&rsquo;y a eu que des recherches et la vente de périmètres miniers, avec des millions de dollars qui se sont évaporés entre les individus. Ni le trésor public, ni la communauté locale n&rsquo;en ont profité ». Il appelle le gouvernement de la RDC à devenir « réaliste et concret ». « Il doit s&rsquo;éloigner des discours creux et, surtout, être plus proche des populations et plus sensible à leurs cris d&rsquo;alarme&#8230; car les entreprises et les investisseurs se voient comme des ennemis de la communauté. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Cet article a été produit par le collectif de recherche The Rock Pool  en collaboration avec The Museba Project et a été soutenu par Journalismfund Europe. </em></p>
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		<title>RDC : Comment la Chine modernise l&#8217;aéroport de Goma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gael Mpoyo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Feb 2022 08:34:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Special Reports]]></category>
		<category><![CDATA[aeroport]]></category>
		<category><![CDATA[CFHEC]]></category>
		<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ aéroport international de Goma est classé parmi les plus dangereux au monde. Il est encadré de côté par le volcan actif Nyiragongo, le lac Kivu riche en gaz naturel et au milieu par la ville de Goma. Plusieurs crashs ont déjà été enregistrés dans la région. Le plus récent est le crash de l’aéronef [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">L’ aéroport international de Goma est classé parmi les plus dangereux au monde. Il est encadré de côté par le volcan actif Nyiragongo, le lac Kivu riche en gaz naturel et au milieu par la ville de Goma.</p>
<p style="text-align: left;">Plusieurs crashs ont déjà été enregistrés dans la région. Le plus récent est le crash de l’aéronef de la compagnie Busy Bée survenu le 24 novembre 2019 à Goma au quartier Mapendo à Birere. Le bilan était lourd: 29 corps repêchés sur le lieu du crash et 1 rescapé, selon l’équipe du Programme national d’Hygiène aux Frontières (PNHF) en RDC.</p>
<figure id="attachment_3365" aria-describedby="caption-attachment-3365" style="width: 734px" class="wp-caption aligncenter"><img class=" wp-image-3365" src="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma4.jpg" alt="" width="734" height="488" srcset="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma4.jpg 600w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma4-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 734px) 100vw, 734px" /><figcaption id="caption-attachment-3365" class="wp-caption-text">Chinois et congolais en plein chantier à l&rsquo;aéroport. Credit photo: Gael Mpoyo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: left;">Depuis l&rsquo;éruption du volcan Nyiragongo en janvier 2002, une lave durcie a réduit à un peu plus de 1400 mètres la piste de cet aéroport, ce qui constituait un risque lors de l&rsquo;atterrissage pour les avions. Mais, cette piste a récemment repris sa longueur initiale de 3000 mètres  après  des travaux de déblayage et de reconstructions effectuées par l’entreprise chinoise, China <strong>First Highway Engineering Co (CFHEC).</strong></p>
<p style="text-align: left;">Il est 9hoo du matin dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo. Les gens vont et viennent devant la porte d&rsquo;entrée et de sortie de l&rsquo;aéroport.</p>
<h3><strong>Coup de pouce</strong></h3>
<p style="text-align: left;">Annette Kabuo, tenancière de bistro, vend des fromages. Elle déclare, sourire aux lèvres, que la reprise des activités de l&rsquo;infrastructure aéroportuaire est un soulagement pour les gagne-petit comme elle.<em>  « Notre vie en dépend intégralement »,</em> dit-elle. <em>« Avec le flux de passagers venant  de tous les coins du monde,  nous parvenons à écouler nos produits et faire des  profits».</em></p>
<p style="text-align: left;">Près d&rsquo;elle, un bagagiste de service note que le nombre de vols étant croissant  après les travaux, de nouveaux emplois ont été créés. <em> » Nous avons de quoi subvenir à nos besoins vitaux grâce à ces emplois », </em> affirme Jean Claude Ndoole.</p>
<p style="text-align: left;">Comme Annette et Jean Claude, plusieurs personnes arrivent à joindre les deux bouts en menant diverses activités lucratives à l&rsquo;aéroport. A cause de  l’éruption du volcan Nyiragongo qui a paralysé le 1/3 du tissu économique de la ville de Goma, elles avaient perdu tout espoir de trouver leur pitance quotidienne. La rénovation de l&rsquo;aéroport de Goma constitue un coup de pouce socio-économique, et même culturel non seulement pour la ville mais aussi pour le pays entier avec des échanges commerciaux qui s’effectuent d’une province à une autre.</p>
<p style="text-align: left;">SifaBolingo en sait quelque chose. Cette commerçante achète des sacs  de haricot, maïs, pommes de terre, et des légumes au Nord-Kivu pour les revendre  dans d’autres provinces à travers le pays. <em>«L’augmentation des avions cargo facilite nos opérations commerciales », </em>indique Sifa.</p>
<p style="text-align: left;">L&rsquo;histoire de la rénovation de l&rsquo;aéroport de Goma débute en septembre 2014 lorsque le gouvernement congolais adresse une requête à la Banque Mondiale pour solliciter des fonds. Le 02 avril 2015, les deux parties signent un accord de don de 52 millions de dollars américains. Il s&rsquo;ensuit la mise en œuvre du document d&rsquo;évaluation du projet d&rsquo;amélioration de la sécurité de cet aéroport en septembre de la même année.  Mais, c&rsquo;est quatre ans plus tard que les travaux seront lancés.</p>
<p style="text-align: left;"> En effet, l&rsquo;entreprise chinoise China First Highway Engineering Co (CFHEC) choisie par le gouvernement congolais commence le 06 mars 2019 ses travaux par la réhabilitation et l&rsquo;extension de l&rsquo;aire de stationnement (tarmac) pour un montant de 3.780.000 dollars américains. Le tarmac est passé de  16 000 mètres carré à  24000 mètres carré, soit une extension de 8000 mètres carrés  donnant à l&rsquo;aéroport une capacité d&rsquo;accueil de sept avions du type Airbus A 320.</p>
<figure id="attachment_3366" aria-describedby="caption-attachment-3366" style="width: 1080px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-3366" src="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma6.jpg" alt="" width="1080" height="613" srcset="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma6.jpg 1080w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma6-300x170.jpg 300w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma6-1024x581.jpg 1024w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma6-768x436.jpg 768w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma6-600x341.jpg 600w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma6-750x426.jpg 750w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /><figcaption id="caption-attachment-3366" class="wp-caption-text">Une vue du batiment d&rsquo;accueil. Crédit photo: Gael Mpoyo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: left;">Contacté par le reporter de The Museba Project, l&rsquo;entreprise chinoise n&rsquo;a pas souhaité faire de commentaires.</p>
<p style="text-align: left;"><em>« Après le passage de la lave sur la piste, il était difficile d’effectuer de manière optimale les trafics et de songer à l’élargissement de l’arsenal aéronautique, nous étions à un aéronef, nous sommes maintenant à trois dont un cargo pour faciliter le transport des marchandises»,</em> dit M. Ted, pilote et patron d&rsquo;une compagnie aérienne.</p>
<p style="text-align: left;">En Mars 2020, CFHEC débuta les travaux  de prolongement de la piste d&rsquo;atterrissage longue de 3000 mètres avant  l&rsquo;éruption volcanique du 17 janvier 2002. Après cet accident, la piste a perdu au moins 1532 mètres, la moitié ravagée par 200000 mètres cube de lave. En juillet de la même année, c&rsquo;est une piste entièrement rénovée qui a été remise aux autorités congolaises qui ne cachaient pas leur satisfaction.</p>
<p style="text-align: left;"><em>« Nous avons constaté que l’entreprise chinoise travaille d’arrache-pied pour le respect du temps de livraison de l’ouvrage, du côté de la piste, des grandes transformations sont visibles »</em>, indique Memba Barnabé, coordonnateur de la cellule d’exécution du projet de transport multimodal et du projet d’amélioration de la sécurité à l’aéroport de Goma.</p>
<p style="text-align: left;">Ce constat fait suite à une visite effectuée le 10 juillet 2019 qui a permis aux équipes de la Cellule d’exécution du Projet de Transport multimodal et du Projet d’amélioration de la sécurité à l’aéroport de Goma (CEPTM-PASAG) ainsi que de la mission de contrôle Intairplan de <em>« se rendre compte du niveau d’exécution des travaux de terrassement et de nivellement sur la partie « extension du tarmac» à l’aéroport de Goma »,</em> dit Memba Bernabé.</p>
<p style="text-align: left;">Il poursuit: « Le marteau piqueur et la pelle chargeuse, qui surplombent le grand chantier et qui étaient bien visibles de loin, s&rsquo;attellent au déroctage de la lave pour permettre la réhabilitation de cette piste dans sa longueur totale estimée à 3000 m.</p>
<h3 style="text-align: left;"><strong>Sécurité</strong></h3>
<p style="text-align: left;">Pour le moment, dit Kasongo Janvier, expert en aéronautique civile et membre de la Fédération des Entreprises du Congo(FEC) au Nord-Kivu, cet aéroport a repris son image d’antan et il respecte les  principes  de modernité de l&rsquo;Organisation de l&rsquo;aviation  civile Internationale.</p>
<p style="text-align: left;">L&rsquo;expertise chinoise à travers les travaux effectués par CFHEC fait dire au commandant de la Régie des Voies Aériennes(RVA) du Nord Kivu que l&rsquo;édifice répond aux  normes internationales de sécurité et de sûreté. Pour Delphin Musole, les agents et cadres de l&rsquo;aéroport doivent assurer une maintenance de cet espace pour amener plus de visiteurs à se rendre en RDC.</p>
<p style="text-align: left;">Le reporter a constaté que d&rsquo;autres travaux de CFHEC comme le balisage de la piste et la construction d’une tour de contrôle ultra moderne ont permis à l&rsquo;aéroport d&rsquo;accueillir les avions de jour comme de nuit. Et que des cadres et agents de la RVA ont été formés.</p>
<figure id="attachment_3367" aria-describedby="caption-attachment-3367" style="width: 781px" class="wp-caption aligncenter"><img class=" wp-image-3367" src="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma3.jpg" alt="" width="781" height="533" srcset="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma3.jpg 1080w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma3-300x205.jpg 300w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma3-1024x699.jpg 1024w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma3-768x524.jpg 768w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma3-600x409.jpg 600w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2022/02/goma3-750x512.jpg 750w" sizes="(max-width: 781px) 100vw, 781px" /><figcaption id="caption-attachment-3367" class="wp-caption-text">La tour de contrôle dans ses nouvelles dimensions. crédit photo: Gael Mpoyo.</figcaption></figure>
<p style="text-align: left;">La police, quant à elle, a été recyclée et dotée des instruments nécessaires pour la détection des objets dangereux. Un parking a été aménagé pour augmenter les recettes de cet ouvrage classé troisième sur le plan national derrière les aéroports de Ndjili à Kinshasa et de Luano à Lubumbashi.</p>
<p style="text-align: left;">Au moins trois compagnies aériennes de portée internationale sont actuellement opérationnelles dans l&rsquo;aéroport de Goma. Il s&rsquo;agit de Ethiopian Airways, Rwandair et Jambo Jet du Kenya.</p>
<p style="text-align: left;">Le Directeur Général de la RVA, Alphonse Shungu, dévoile que la CFHEC qui a effectué le gros des travaux aux côtés d&rsquo;autres expertises est une entreprise de droit chinois qui emploie les nationaux résidant dans les localités où se trouvent ses chantiers.</p>
<p style="text-align: left;"> CFHEC a été sélectionnée à travers un appel d’offre sous plis fermé par la Cellule d’Exécution du Projet de Transport Multimodal CEPTM, pour le compte de la RVA, pour son sérieux et la qualité de son expertise et le respect des contrats. Cette entreprise était déjà présente  dans le secteur minier et la construction des postes frontaliers de Kasindi et Bunagana, a indiqué Alphonse Shungu.</p>
<h3 style="text-align: left;"><strong>Historique</strong></h3>
<p style="text-align: left;">L&rsquo;aéroport de Goma, l&rsquo;unique de la ville à vocation touristique de l’État, a subi plusieurs aménagements avant d’atteindre sa forme actuelle, à en croire son commandant. La première initiative, a poursuivi Delphin Musole, fut celle de l’administration coloniale qui, en 1919, a construit une piste en  terre non battue sur laquelle devaient atterrir les avions.</p>
<p style="text-align: left;">En 1964, la piste a reçu un asphalte de 1800 mètres de longueur qui permit aux appareils de type DC3 et DC4 d’opérer sur l&rsquo;aérodrome.  La capacité d’accueil de gros porteurs arrive après le prolongement de la piste à 2200m. Cet aéroport devait être construit en territoire Rutshuru situé à 72 km au Nord-Est de la ville de Goma, mais suite à la conservation de la flore et faune du Parc National de Virunga, il a été finalement érigé à Goma où les travaux de construction furent réalisés par la société française DUMEZ BATINGOLE. Il est devenu aéroport international en 1978.</p>
<p style="text-align: left;">L&rsquo;éruption du volcan Nyiragongo dont la lave a consumé au moins 40% de ses infrastructures phares reste la seule catastrophe naturelle ayant affecté cet outil depuis sa création, a-t-on appris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ce reportage a été réalisé <em>avec l’aide financière du projet Afrique-Chine de l’Université WITS en Afrique du Sud.</em></strong></p>
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		<title>Les médicaments d&#8217;une valeur de 45000$ détournés en 30 jours en RDC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gael Mpoyo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Nov 2020 11:28:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Special Reports]]></category>
		<category><![CDATA[Detournements]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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		<category><![CDATA[sud kivu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;entrée, nous croisons une malade. L&#8217;air abattu, elle peine à marcher. Approchée, elle affirme, sous un ton de désolation, être en train de sortir pour s&#8217;acheter des médicaments afin de se faire soigner; car, d&#8217;après les médecins, l&#8217;établissement de soins est à court de médicaments. Mercredi 8 Juillet 2020, il est 11h30 minutes à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;entrée, nous croisons une malade. L&rsquo;air abattu, elle peine à marcher. Approchée, elle affirme, sous un ton de désolation, être en train de sortir pour s&rsquo;acheter des médicaments afin de se faire soigner; car, d&rsquo;après les médecins, l&rsquo;établissement de soins est à court de médicaments.</p>
<p>Mercredi 8 Juillet 2020, il est 11h30 minutes à l&rsquo;hôpital général de référence de Kadutu, dit chez Bulambo à Bukavu au Sud-kivu en République Démocratique du Congo.</p>
<p>Cette malade s&rsquo;appelle Colette M&rsquo;Zihalirwa; elle dit être déçue de constater que malgré son état de santé, elle est obligée d&rsquo;aller à la recherche des  médicaments et fait savoir qu&rsquo;au cas où les médicaments prescrits ne sont pas dans la pharmacie située juste à l&rsquo;entrée de l&rsquo;hôpital, elle allait faire un tour de la ville de Bukavu pour s&rsquo;en procurer, ce qui affaiblirait d&rsquo;avantage son organisme.</p>
<p>Colette M&rsquo;Zihalirwa, déclare par ailleurs, que certains malades ne parviennent pas à se faire soigner convenablement du fait de leur pauvreté et de l&rsquo;insuffisance des médicaments dans des structures médicales publiques de la localité.</p>
<p>A l&rsquo;intérieur de l’hôpital, un médecin confirme sous anonymat les propos ténus par M&rsquo;Zihalirma sans donner plus de détails s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une rupture normale ou d&rsquo;un détournement des médicaments supposés ravitaillés l&rsquo;hôpital général de référence de Kadutu.</p>
<h2><strong>Plus de 20 hôpitaux publics affectés</strong></h2>
<p><strong> </strong>Cet hôpital de référence n&rsquo;est pas un cas isolé. Au Sud kivu, la rareté des médicaments affecte le grand hôpital de Bukavu « l&rsquo;hôpital général provincial de référence de Bukavu » et plus de 20 autres hôpitaux que nous avons visités.</p>
<figure id="attachment_3188" aria-describedby="caption-attachment-3188" style="width: 501px" class="wp-caption alignleft"><img class=" wp-image-3188" src="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/rdc2-1.jpg" alt="" width="501" height="334" srcset="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/rdc2-1.jpg 1013w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/rdc2-1-300x200.jpg 300w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/rdc2-1-768x512.jpg 768w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/rdc2-1-600x400.jpg 600w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/rdc2-1-750x500.jpg 750w" sizes="(max-width: 501px) 100vw, 501px" /><figcaption id="caption-attachment-3188" class="wp-caption-text">Une salle d&rsquo;hospitalisation en RDC.</figcaption></figure>
<p>La présidente du bureau de coordination de la société du sud-kivu et déléguée de la thématique santé à la société civile, Marie Migani, parle d&rsquo;une situation anormale qui a affaibli énormément le système sanitaire de la province du sud-kivu.</p>
<p>« <em>Les hôpitaux de l’Etat sont souvent sans médicaments et travaillent dans des conditions très difficiles, mais paradoxalement les services sont très chers et conditionnés par une caution avant tout traitement</em>« , dit Madame Migani. « <em>Et curieusement, le Sud-Kivu compte un nombre important des structures et officines médicales privées qui ne connaissent pas très souvent des ruptures en médicaments</em>« .</p>
<p>Elle ajoute : « <em>le Bureau Pharmacie de la division provinciale de la santé est au cœur de cette mafia sanitaire en Province qui, au lieu de réguler la distribution des médicaments se contente de la prolifération des  pharmacies privées qui sont bien ravitaillées en médicaments au détriment des hôpitaux publics.</em>»</p>
<p>Elle parle d&rsquo;un détournement de médicaments organisé par les responsables des hôpitaux de connivence avec les services spécialisés, en particulier la division provinciale de la santé.</p>
<p><em>« Vous allez voir un responsable d&rsquo;un hôpital public de l’Etat qui a une pharmacie privée. Il consulte et renvoie les malades d’aller acheter les médicaments dans sa pharmacie « ,</em> dit-elle.</p>
<p>Kasali Robert, responsable d’une officine pharmaceutique privée dans la ville de Bukavu renseigne que le circuit d’approvisionnement et la vente des médicaments au Sud-Kivu est jonché de problèmes, tels que la corruption et le détournement, qui sont  cautionnés par les autorités en province. Il affirme que dans la politique du gouvernement congolais, les hôpitaux publics sont appuyés en médicaments qui depuis un moment n’arrivent pas à destination.</p>
<p>Il a rappelé qu’en 2010, Mme Shombo Ntabugi, médecin chef de zone de Bagira  avait été révoquée pour avoir détourné des médicaments destinés à la zone de santé de Bagira. Pour en arriver là, ce médecin chef de zone avait déclaré que ces médicaments étaient tous périmés pourtant ils étaient en bonne état et de bonne qualité.</p>
<p>Kazali Robert affirme que les médicaments destinés à approvisionner les hôpitaux publics sont  détournés par le ministère provincial de la santé, la division provinciale et l’inspection provinciale de la santé en collaboration avec les médecins chef de zone.</p>
<p><em>« A chaque approvisionnement, les responsables des structures médicales publiques revendent ces produits aux privés. L’hôpital provincial général de référence de Bukavu, l’hôpital général de Bagira, l’hôpital général de référence de Kadutu font cette pratique.  C’est qui justifie la carence des médicaments. </em></p>
<p><em>Néanmoins, toutes ces transactions se font sous une certaine bénédiction des autorités provinciales sensées mettre un terme à cette pratique qui gangrène le système sanitaire dans la province du Sud-Kivu »,</em> indique Kazali Robert.</p>
<h2><strong>Seulement 30% des médicaments arrivent à destination</strong></h2>
<p>La province du sud-kivu s&rsquo;appuie sur la politique nationale d&rsquo;approvisionnement des médicaments dans les structures médicales officielles.</p>
<p>Trois dépôts sont autorisés à importer et à distribuer les médicaments. Il s’agit du Dépôt Central Médico-Pharmaceutique(Dcmp), du Bureau Diocésain des œuvres médicales Bdom Diophar, et du dépôt Apamesk.</p>
<p>L&rsquo;ancien médecin chef de Zone du territoire de Mwenga, aujourd&rsquo;hui député provincial, Innocent Kababili fait savoir à The Museba project que les médicaments dont les zones de santé bénéficient viennent des partenaires, et le gouvernement provincial ne joue que le pont.</p>
<p>Il révèle que les réquisitions partent des zones de santé vers le bureau central de la zone de santé en vue d&rsquo;être transmises vers la division provinciale de la santé qui valide les réquisitions. Puis, la division provinciale  les transmet aux partenaires qui à leur tour les répandent selon leurs capacités et acheminent les médicaments jusqu&rsquo;aux zones de santé.</p>
<p>«<em>Certains médecins chef de zone  de santé organisent des opérations retour entre les partenaires et la division provinciale de la santé, mais aussi certains partenaires ne font pas arriver tous les médicaments à destination », </em>dit Innocent Kababili<em>.  »  Certains médecins directeurs détournent les fonds alloués à la réserve des médicaments estimés à 20% du montant réalisé par une structure médicale. »</em></p>
<p>L&rsquo;ancien médecin chef de zone à Mwenga a confié à The Museba Project que « <em>le détournement des médicaments au sud-kivu est donc facilité par les responsables de la division provinciale de la santé, certains partenaires et les responsables des zones de santé qui font des opérations retour et revendent ces produits pharmaceutiques à des officines privées au détriment de la population bénéficiaire».</em></p>
<p><img class="alignleft wp-image-3189" src="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/RDC4.jpg" alt="" width="451" height="451" srcset="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/RDC4.jpg 640w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/RDC4-300x300.jpg 300w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/RDC4-150x150.jpg 150w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/RDC4-600x600.jpg 600w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/RDC4-100x100.jpg 100w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2020/11/RDC4-75x75.jpg 75w" sizes="(max-width: 451px) 100vw, 451px" /></p>
<h2><strong>Manque à gagner de 45000$ en 30 jours </strong></h2>
<p>De 2015 à ce jour, chaque trimestre et dans chaque zone de santé pour chaque réquisition faite,  seulement 30 % des médicaments arrive à destination, et le reste disparaît dans la nature; ce qui représente un manque à gagner de 5000 dollars américains (2.750.000 FCFA) par zone de santé. Le nom du chef de division de la santé est cité dans ces détournements; il agirait en complicité avec certains médecins chefs des zones.</p>
<p>Selon une source proche de la Division provinciale de la Santé, plusieurs cas de détournements ont été enregistrés au mois de septembre 2020.</p>
<p>A Kamituga dans le territoire de Mwenga, les médicaments d’une valeur de plus de 7000 dollars ont été détournés; à Bagira dans la ville de Bukavu,  plus de 8000 dollars  de médicaments détournés; à Itombwe plus de 5000 dollars, à Walungu 5000 dollars, à Miti Murhesa 4000 dollars, à Bunyakiri plus de 6000 dollars, à Idjwi des matériels médicaux d’une valeur de  plus de 10.000 dollars ont été détournés au niveau de la Division provinciale de la Santé. Au total, ces formations sanitaires ont perdu, en trente jours, les médicaments d&rsquo;une valeur de 45.000 dollars(24.750.000 FCFA), qui ont fini dans les poches de quelques individus.</p>
<p>Le 14 septembre 2020, la société civile et la population de Kabare ont assiégé le bureau de la zone de santé pour demander que les médicaments soient mis à la disposition des structures médicales de la zone.</p>
<p>La société civile du territoire de Kabare dénonce régulièrement l&rsquo;insuffisance des médicaments dans la zone de santé de Kabare. Dans un mémorandum du 11 Septembre 2020 adressé au gouverneur de province, cette organisation citoyenne dénonce l&rsquo;absence des médicaments dans les centres de santé de ce territoire .</p>
<p>Emmanuel Bengeya, président de la société civile de Kabare, indique que la population contribue à hauteur de 30% pour l&rsquo;approvisionnement en médicaments, mais depuis 7 ans, cet argent estimé à 140.000 dollars américains logé à Trust Merchant Bank « TMB » n&rsquo;a jamais servi la communauté et personne ne connaît sa destination.</p>
<p>Emmanuel Bengeya dit que la carence en médicaments dans cette partie de la province est à la base de la résurgence des pharmacies de fortune et des soignants charlatans. Cette rupture est également, selon lui, à l&rsquo;origine de nombreux décès des suites de mauvaises prescriptions médicales et la surfacturation des soins de santé dans les seize aires de santé du territoire de Kabare.</p>
<p>Dans cette affaire, la société civile pointe du doigt le médecin chef de zone de Kabare qui non seulement détournerait les médicaments mais bloquerait également les initiatives qui visent l&rsquo;allègement des soins de santé.</p>
<p>Le ministre provincial de la santé, Cosmos Bishisha, attribue la carence en médicaments  à la mauvaise gestion de certains responsables des formations sanitaires; car, dit-il, dans le texte actuel, chaque structure est supposée avoir le capital médicament, en dehors de ce qu&rsquo;elle reçoit gratuitement, afin d&rsquo;être en mesure d&rsquo;acheter les médicaments selon ses besoins.</p>
<p><em>«Les médicaments sont disponibles dans des pharmacies agréées, il revient donc à l&rsquo;hôpital de bien gérer son stock », a déclaré  </em>Cosmos Bishisha; il a dit qu&rsquo;il n&rsquo;est pas au courant d&rsquo;un « quelconque » détournement de médicaments.</p>
<p>« <em>Toutes fois, j’appelle les formations victimes de détournement des fonds-médicaments à me saisir afin de trouver une solution sur cette question qui touche à la vie des patients», il a ajouté. </em></p>
<p>Néanmoins, le ministre provincial dit être en train de mettre en place une politique d&rsquo;approvisionnement des médicaments dans la province du Sud-Kivu. Un bâtiment du centre régional de distribution des médicaments est en construction à Bukavu à cet effet.</p>
<p>Nous avons tenté plusieurs fois de joindre le chef de  division de la santé pour avoir sa version des faits. Mais en vain.</p>
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		<title>Les coulisses de l’enquête #Fraude Médicale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[The Newsroom]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Nov 2020 11:06:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Special Reports]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 1er février au 30 septembre, cinq journalistes camerounais(Theodore Tchopa, Josiane Kouagheu, Cedric Kengne, Audrey Talom et Marie Louise Mamgue) ont effectué une enquête auprès de 125 centres de santé privés basés à Douala, sélectionnés au hasard. Rien n’était acquis au départ : aucun indice ne laissait percevoir que les reporters ouvraient ainsi, sans le savoir, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 1<sup>er</sup> février au 30 septembre, cinq journalistes camerounais(Theodore Tchopa, Josiane Kouagheu, Cedric Kengne, Audrey Talom et Marie Louise Mamgue) ont effectué une enquête auprès de 125 centres de santé privés basés à Douala, sélectionnés au hasard. Rien n’était acquis au départ : aucun indice ne laissait percevoir que les reporters ouvraient ainsi, sans le savoir, une marmite bouillante, qui n’est autre que la gestion des déchets hospitaliers. Les constats faits à Douala, l’une des villes les plus peuplées du pays, avec un taux d’accroissement démographique d’environ 5,5%, constituent une monographie.</p>
<div class="jeg_video_container jeg_video_content"><iframe title="#Fraude Médicale. Dans les coulisses de l’enquête sur la corruption dans le secteur de la santé." width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/ERH1zdhYrr0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></div>
<p>A travers cette peinture des faits, c’est tout le système sanitaire camerounais qui se révèle au grand jour dans le miroir. Un univers gangrené par la corruption, laquelle a ouvert le boulevard à l’anarchie, avec pour corollaire la violation flagrante des textes réglementaires nationaux et internationaux.</p>
<p>Le groupe de reporters révèle comment les <a href="https://www.themusebaproject.org/a-la-une/douala-dechets-medicaux-deverses-dans-la-nature-causent-des-infections-des-meurtres/">déchets médicaux</a> abandonnés dans la nature par ces centres de santé sont à l&rsquo;origine des infections et des meurtres; pendant ce temps, des hôpitaux de district et des mairies ne disposant pas d&rsquo;équipements d&rsquo;incinération appropriés en profitent pour <a href="https://www.themusebaproject.org/a-la-une/des-millions-fcfa-en-jeu-affairisme-autour-de-incineration-dechets-dangereux/">extorquer des millions de FCFA</a> aux centres de santé privés souhaitant se débarrasser de leurs déchets. Ce travail est l’aboutissement de plus de soixante jours de descentes sur le terrain, une quinzaine de réunions de mise au point, plus de deux cents enregistrements et environ deux cent-cinquante photographies prises. Avec, à la clé, plus de deux cent soixante adresses, numéros de téléphones et e-mails confondus. (Enquêtes à lire aussi dans le quotidien <strong>Le JOUR, </strong>un journal camerounais<strong>, </strong>édition du 26 Nov.2020).</p>
<p>Dans le même temps, Crispin Dembassa Kette, un journaliste centrafricain est tombé sur les réseaux de vente parallèle de médicaments par le personnel du plus grand centre hospitalier de son pays, l&rsquo;hôpital communautaire de Bangui. Son récit révèle comment des sommes importantes d&rsquo;argent échappant depuis plusieurs années au contrôle de l&rsquo;Etat finissent dans les poches des blouses blanches sans scrupule.</p>
<p>De l&rsquo;autre côté du fleuve Oubangui, Gael Mpoyo, journaliste en République démocratique du Congo, a suivi les traces des médicaments d&rsquo;une valeur de 45.000 dollars américains détournés en 30 jours au sud-Kivu. Au bout de la piste, Gael constate, preuves à l&rsquo;appui, que la division de la santé est impliquée dans ce <a href="https://libregrandlac.com/article/2627/rdc">scandale</a>.</p>
<p>Ces journalistes du Cameroun, de la RDC et de la RCA faisaient partie du projet #FRAUDE MEDICALE, une enquête sur la corruption dans le secteur de la santé lancé en début d&rsquo;année à l&rsquo;initiative de Museba journalism Project, en collaboration avec Will Fitzgibbon, coordinateur Afrique au Consortium International des Journalistes d&rsquo;investigation. Ils ont été formés sur les techniques d&rsquo;investigation dans le domaine de la santé.</p>
<h4><strong>WILL Fitzgibbon</strong>, Coordinateur Afrique/Moyen Orient au Consortium International des Journalistes d&rsquo;Investigation</h4>
<blockquote><p>« The Museba Project est une initiative très importante pour l’Afrique et pour le journalisme d’investigation tout court. Il s’agit de la première tentative organisée, sérieuse et dans les mains des journalistes de la sous-région, de faire améliorer le journalisme d’investigation en Afrique Centrale et d’aider la formation des journalistes de cette région peu présente jusques là. La RDC, la RCA, le Cameroun: tous ces pays sont victimes d’abus, de flux illicites financiers, de dictateurs et de bandits, comme nos pays sont tous. Mais, jusqu&rsquo;à The Museba Projet, la région manquait d’organisme pour coordonner le journalisme qui pourrait jeter de la lumière sur des activités néfastes »</p>
<p>« A mon avis, c’est une réussite qui sera gravée dans l’histoire du journalisme d’investigation en Afrique centrale ».</p></blockquote>
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		<title>Un journaliste de The Museba Project tabassé par des hommes encagoulés en RDC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mido Warra]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2019 12:03:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Human rights violations]]></category>
		<category><![CDATA[Special Reports]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[liberté presse]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 16 juillet au matin, le journaliste d&#8217;investigation et reporter de The Museba project se rendait à Bukavu, en RDC, pour un reportage sur les mines. A huit kilomètres au nord de la ville de Kamituga, précisément au lieu dit Kisango, il est tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés et encagoulés qui [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 juillet au matin, le journaliste d&rsquo;investigation et reporter de The Museba project se rendait à Bukavu, en RDC, pour un reportage sur les mines. A huit kilomètres au nord de la ville de Kamituga, précisément au lieu dit Kisango, il est tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés et encagoulés qui avaient érigé des barricades sur le chemin du reporter.</p>
<p>Ces hommes non encore identifiés ont tabassé Gael Mpoyo avant de lui arracher son matériel de reportage constitué d&rsquo;une camera, un trépied, un ordinateur et des accessoires. Cette agression physique a laissé le journaliste avec des blessures sur le corps.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2841" src="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2019/07/gael.jpg" alt="" width="200" height="200" srcset="https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2019/07/gael.jpg 200w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2019/07/gael-150x150.jpg 150w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2019/07/gael-100x100.jpg 100w, https://www.themusebaproject.org/wp-content/uploads/2019/07/gael-75x75.jpg 75w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p>Actuellement, Gael Mpoyo est refugié à Goma, pour des raisons de sécurité. Le crime de ce jeune journaliste est d&rsquo;avoir voulu faire son travail.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas la première fois que Gael Mpoyo est inquiété pour ses écrits. Il y a quelques années, il avait été contraint de s&rsquo;exiler après la diffusion du <a href="https://www.themusebaproject.org/videos/mbobero-la-loi-du-plus-fort-est-toujours-la-meilleure-courage-cher-ami-et-confrere-gael-mpoyo/">documentaire</a>  » <em>Mborero, la loi du plus fort est toujours la meilleure</em>« , dans lequel il exposait l&rsquo;accaparement des terres par la famille de l&rsquo;ex président Joseph Kabila.</p>
<p>The Museba Project demande au gouvernement congolais d&rsquo;identifier les agresseurs du journaliste Gael Mpoyo et leurs commanditaires, et les traduire devant les tribunaux.</p>
<p>Le journalisme n&rsquo;est pas un crime!</p>
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